Vous partez de chez vous. En emportant peu de choses. Sauf vous, vos souvenirs, votre façon de vivre, et quelques bien matériels.
Quand vous arrivez ailleurs, loin seul, vous êtes dans un endroit qui tarde à prendre sens. Les rues, maisons, voitures, horaires, habitudes, tout vous est étranger. Légèrement menaçant. En vous mêmes, vous mesurez la distance entre votre passé, vos souvenirs, l'univers d'avant, dans lequel vous étiez et qui était vous-mêmes, et ces lieux étranges, nouveaux, pleins de bruits différents, les voix aussi sont différentes, et la langue.
Tout doucement la nouveauté s'apprivoise. Elle devient banale. Elle devient votre vie. Mais seulement extérieure. A l'intérieur, vous êtes celui d'avant, celui qui est parti. Vous vous lavez comme avant. Vous mangez comme avant. Vous recherchez les saveurs d'avant. Parfois, localement, vous en découvrez de nouvelles, mais les saveurs de votre enfance ont toujours un charme plus doux. Vous vous habillez comme eux, c'est pratique et discret, mais ça n'est qu'une deuxième peau.
Vous rencontrez des gens, certains sont sympas. Vous allez vers eux. Pour aller vers d'autres, il faut toujours s'oublier un petit peu. Comme ils sont très différents, malgré leur bonne volonté, vous vous oubliez beaucoup. Ils sont si sympas - ne serait-ce que d'exister, car ceux qui ne sont pas sympas sont effrayants dans leur bêtise innaccessible. Par prudence vous gommez une, deux trois, quatre différences importantes, ces nuances parfois si difficiles à supporter, et, dans cet univers en bleu et vert, vous vous avouez à vous même qu'il est facile, commode et logique d'être vous mêmes fort bleu et vert.
Mais le temps d'avant vous manque et vous revenez pour un temps chez vous, dans le pays quitté.
Qu'il est étrange. Qu'il est plat. Il a changé depuis votre départ. La maison au coin de la rue est détruite, c'est un supermarché. La rue de l'école s'est élargie, on dirait une autoroute. Il y a moins de jardins. Tout est cher. Vos amis sont étranges. Leur regard vous fuit. Ils vous trouvent différent. Ils pensent que vous êtes comme eux, comme les autres, celui du pays là bas. Comment est-ce possible? Vous n'êtes pas comme ceux de ce lointain pays, vous êtes d'ici, avec les vôtres, mais les vôtres sont un peu autres. Vous ne les reconnaissez plus. Eux non plus ne vous reconnaissent pas.
Alors vous frimez ; vous les éblouissez. L'argent. Le confort. La modernité. Certains sont épatés. D'autres jaloux. Quand vous rentrez de cet ancien chez vous, pour regagner votre nouveau pays, celui-ci vous parait étrangement familier.
Mais pas tout à fait ; car vous y restez autre, et on vous le fait sentir. C'est peut-être votre peau, dont la nuance n'est pas la bonne, ou vos cheveux, ou votre taille, vos gestes, votre attitude, votre façon de bouger, votre accent.
Parfois, cela n'a pas d'importance. Parfois, cela prend tout l'espace de votre personne. D'où êtes-vous?
Etranger, ici, étranger là bas, étranger à jamais sur la terre : l'exil est un voyage dont on ne revient jamais, et qui parfois ne mène nulle part.
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vendredi 27 mars 2009
jeudi 19 mars 2009
Ce que les hommes ne savent pas des femmes
Un post très sympa, tendre, poétique... et technique, un peu : ce que les hommes ne savent pas des femmes, par Charles Chester.
mercredi 18 février 2009
La crise en photo.

APRÈS la saisie, le détective Robert Kole doit s'assurer que les résidents ont quitté leur maison, Cleveland", est une photographie, réalisée en 2008 par Anthony Suau, illustrant la crise des subprimes aux Etats-Unis. Le cliché a remporté, vendredi 13 février, le 52e prix du World Press Photo Award, le plus prestigieux concours de photojournalisme. L'image décrit un des épisodes les plus marquants de la crise économique : de nombreux Américains ayant contracté des crédits hypothécaires à risques (subprimes) n'ont plus été en mesure d'honorer leurs crédits aux taux souvent usuraires, et ont vu leurs propriétés saisies par les autorités.
(Source : Le Monde)
lundi 16 février 2009
Un week end de deux jours
Ah ah !!! Juan de Sarkofrance l'attend à chaque tournant !!!
Je suis morte de rire, il saute sur un jour de congé que s'octroie notre chef vénéré, peut-être pour aller zyeuter le ski.
Je suis morte de rire, il saute sur un jour de congé que s'octroie notre chef vénéré, peut-être pour aller zyeuter le ski.
jeudi 12 février 2009
Juste pour dire
Oui, comme le dit cette blogueuse, cette actualité serre le coeur !
Il devrait y avoir un moyen de se blinder le coeur. Après tout, c'est une forme de voyeurisme, comme l'histoire de ce petit garçon mort (citée là, vous avez le lien). Mais on ne peut s'empêcher de frissonner, d'être choqué, surpris, dégouté. Comment s'en empêcher? Vous y parvenez, vous?
Il devrait y avoir un moyen de se blinder le coeur. Après tout, c'est une forme de voyeurisme, comme l'histoire de ce petit garçon mort (citée là, vous avez le lien). Mais on ne peut s'empêcher de frissonner, d'être choqué, surpris, dégouté. Comment s'en empêcher? Vous y parvenez, vous?
vendredi 30 janvier 2009
Obama en colère
C'est cela, la colère d'Obama?
Je ne nie aucunement le bien fondé de sa remarque, notons-le, mais je trouve qu'il a la colère bien zen...
par ailleurs, je crois que ce coup de gueule est médiatique... Et c'est très bien, mais ce qui m'amuse est le terme que je viens d'employer : coup de gueule.
lundi 26 janvier 2009
Lumière
S'il y a quelque chose à quoi je suis devenue, à ma grande surprise, accro, c'est à la lumière et au soleil.
Parisienne, le climat de la capitale ne m'a jamais trop gêné, sauf quand il pleuvait plusieurs jours de suite, mais ça n'arrive pas tout le temps (sauf l'été dernier ou il y a deux ans, naturellement).
Et puis je suis partie très au sud. J'ai d'abord eu affreusement chaud et souffert.
De retour en Europe, j'ai eu froid (mais très très froid). Mais il y avait toujours de la lumière, plus qu'en France.
Hop, back to Africa : lumière, lumière. Un ciel moins beau que celui du sud de la France (ou, celui-là, le regarde-t-on avec un Van Gogh intérieur?), mais clair.
Et là, de retour en Europe, je suis tout de même, malgré le froid, dans la lumière.
L'effet sur le moral est incroyable. Moi qui me sentais souvent mélancolique à Paris, je ne suis plus jamais mélancolique.. sauf pendant mes vacances en France, à Paris, il est vrai. La seule et unique raison me semble en être la lumière.
Pourtant, Paris est la plus belle ville du monde.
Il faut en être partie (et avoir vue des villes moches) pour le comprendre. En fait, quand on est à Paris, on ne voit plus la ville. Si on la quitte pour une mignonne ville de province, avec petites rues médiévales, on la retrouve avec scepticisme : plus de vie et de vitalité à Paris, certes, mais que c'est défiguré par les maisons et aménagements de voirie.
Mais quitter Paris pour un PVD ; puis revenir : même les trottoirs sont luxueux.
Mais je parlais de lumière. Pourrais-je revivre à Paris?
C'est vraiment une question idiote : si j'étais obligée, naturellement.
Parisienne, le climat de la capitale ne m'a jamais trop gêné, sauf quand il pleuvait plusieurs jours de suite, mais ça n'arrive pas tout le temps (sauf l'été dernier ou il y a deux ans, naturellement).
Et puis je suis partie très au sud. J'ai d'abord eu affreusement chaud et souffert.
De retour en Europe, j'ai eu froid (mais très très froid). Mais il y avait toujours de la lumière, plus qu'en France.
Hop, back to Africa : lumière, lumière. Un ciel moins beau que celui du sud de la France (ou, celui-là, le regarde-t-on avec un Van Gogh intérieur?), mais clair.
Et là, de retour en Europe, je suis tout de même, malgré le froid, dans la lumière.
L'effet sur le moral est incroyable. Moi qui me sentais souvent mélancolique à Paris, je ne suis plus jamais mélancolique.. sauf pendant mes vacances en France, à Paris, il est vrai. La seule et unique raison me semble en être la lumière.
Pourtant, Paris est la plus belle ville du monde.
Il faut en être partie (et avoir vue des villes moches) pour le comprendre. En fait, quand on est à Paris, on ne voit plus la ville. Si on la quitte pour une mignonne ville de province, avec petites rues médiévales, on la retrouve avec scepticisme : plus de vie et de vitalité à Paris, certes, mais que c'est défiguré par les maisons et aménagements de voirie.
Mais quitter Paris pour un PVD ; puis revenir : même les trottoirs sont luxueux.
Mais je parlais de lumière. Pourrais-je revivre à Paris?
C'est vraiment une question idiote : si j'étais obligée, naturellement.
samedi 24 janvier 2009
A part ça
Difficile de dire certaines choses personnelles, car je ne veux pas être trop personnelle, justement.
Juste un mot court : mes objectifs professionnels nouveaux progressent tout doucement. j'en suis satisfaite, et simultanément, très angoissée : et si cela ne durait pas? Et si tout devait se finir?
Plus jeune, je n'étais jamais angoissée.
Juste un mot court : mes objectifs professionnels nouveaux progressent tout doucement. j'en suis satisfaite, et simultanément, très angoissée : et si cela ne durait pas? Et si tout devait se finir?
Plus jeune, je n'étais jamais angoissée.
vendredi 23 janvier 2009
Déconcertant racisme
En bref, je crois que si le Hamas ne cesse pas d’aiguillonner Israël pour qu’il lui casse la gueule, c’est parce que ça lui plait (oui, parfaitement, de se faire casser la gueule). Ca justifie profondément la façon qu’a le Hamas de voir le monde. Et preuve est faite que les musulmans extrémistes préfèrent de loin voir justifiée la façon dont ils conçoivent le monde que de sauver leur peau : il n’y a qu’à voir comment des femmes là-bas se bousculent pour envoyer leurs fils au martyr. Soyons lucides et rationnels : pourquoi devrait-on avoir plus de considération pour la vie d’un ennemi qu’il n’en a lui-même? Comment se bat-on “à la loyale” avec quelqu’un qui se bat “à mort”?
Cela, les chefs de guerre israëliens, qui sont lucides et rationnels, et qui connaissent intimement les soufis et les arabes, l’ont bien compris, et ils n’ont pas l’intention d’être les dindons de la farce. Je trouve que ça se comprend.
Trouvé sur ce blog.
Ce que je trouve grave dans ce genre de pensée, c'est vraiment le racisme aberrant sous jacent. Pas besoin d'en rajouter sur le Hamas, un parti dictatorial et manipulateur, qui se bâtit sur la faiblesse des palestiniens dans les territoires. Il suffit de décrire cette vérité là, politico-militaire, et ça me paraît déjà bien assez écoeurant comme ça.
Mais non : rajoutons en dans le racisme. Les musulmans aiment se faire casser la gueule, ils sont maso. Ils sont tous maso, pas un pour racheter l'autre. Car les musulmans, comme les escargots ou les amibes, sont interchangeables, ils pensent tous la même chose; ils disent tous la même chose ; ils font tous la même chose. Ce sont des clones et des robots. D'ailleurs, toutes les femmes, (toutes toutes toutes - sans en excepter une seule ; ou seulement 90 % ? ou 50? ou une écrasante majorité?) veulent que leur fils meure. Toutes. Ce qui est étonnant, c'est qu'il reste autant de monde sur place.
On ne sait pas ce qu'il en est des musulmans non arabes. C'est valable aussi pour eux? Et les arabes non musulmans (pas nombreux mais quand même?). On les absout, ou bien ils sont bien dans le jugement général contre les arabes? Ou le christianisme les sort du truc?
D'un autre côté, pourquoi je lis ce genre de torchon (parce que c'est bien écrit). On trouve ça de tous les côtés, dans toutes les idéologies...
Il y a deux ans, j'avais parlé avec un de mes amis de fac, qui m'avait tenu un discours moins basique, mais similaire. ça m'a fait bizarre. Je me suis dit (moi qui râle tout le temps sur les arabes, mais maintenant je râle de l'intérieur, comme sur les français) que je devenais arabe. Pas gagné d'avance, vu qu'avant je ne fantasmais que sur les châteaux de Louis II de Bavière...
Cela dit, j'ai entendu, ou lu, je ne sais plus, tout à fait le même genre de conneries sur les Européennes : la bêtise humaine est transraciale. Dis-je ça pour me rassurer?
Cela, les chefs de guerre israëliens, qui sont lucides et rationnels, et qui connaissent intimement les soufis et les arabes, l’ont bien compris, et ils n’ont pas l’intention d’être les dindons de la farce. Je trouve que ça se comprend.
Trouvé sur ce blog.
Ce que je trouve grave dans ce genre de pensée, c'est vraiment le racisme aberrant sous jacent. Pas besoin d'en rajouter sur le Hamas, un parti dictatorial et manipulateur, qui se bâtit sur la faiblesse des palestiniens dans les territoires. Il suffit de décrire cette vérité là, politico-militaire, et ça me paraît déjà bien assez écoeurant comme ça.
Mais non : rajoutons en dans le racisme. Les musulmans aiment se faire casser la gueule, ils sont maso. Ils sont tous maso, pas un pour racheter l'autre. Car les musulmans, comme les escargots ou les amibes, sont interchangeables, ils pensent tous la même chose; ils disent tous la même chose ; ils font tous la même chose. Ce sont des clones et des robots. D'ailleurs, toutes les femmes, (toutes toutes toutes - sans en excepter une seule ; ou seulement 90 % ? ou 50? ou une écrasante majorité?) veulent que leur fils meure. Toutes. Ce qui est étonnant, c'est qu'il reste autant de monde sur place.
On ne sait pas ce qu'il en est des musulmans non arabes. C'est valable aussi pour eux? Et les arabes non musulmans (pas nombreux mais quand même?). On les absout, ou bien ils sont bien dans le jugement général contre les arabes? Ou le christianisme les sort du truc?
D'un autre côté, pourquoi je lis ce genre de torchon (parce que c'est bien écrit). On trouve ça de tous les côtés, dans toutes les idéologies...
Il y a deux ans, j'avais parlé avec un de mes amis de fac, qui m'avait tenu un discours moins basique, mais similaire. ça m'a fait bizarre. Je me suis dit (moi qui râle tout le temps sur les arabes, mais maintenant je râle de l'intérieur, comme sur les français) que je devenais arabe. Pas gagné d'avance, vu qu'avant je ne fantasmais que sur les châteaux de Louis II de Bavière...
Cela dit, j'ai entendu, ou lu, je ne sais plus, tout à fait le même genre de conneries sur les Européennes : la bêtise humaine est transraciale. Dis-je ça pour me rassurer?
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